Pornic porte un nom dont personne ne sait vraiment d'où il vient. Les chartes du Moyen Âge l'appellent tantôt Pornit, tantôt Porsnith, tantôt Porto Nitido. Un scribe a cru y lire « beau port » en latin, un fantasme qui a survécu aux siècles. D'autres ont supposé qu'un Breton du nom de Nitos s'y était établi aux alentours du Ve siècle, son nom accolé au mot « port » dans la langue locale. Mais rien n'est sûr. Les meilleurs spécialistes de toponymie ont fini par renoncer à trancher. Le nom de Pornic reste une énigme que le temps n'a pas résolue.
Ce qui est certain, c'est que des hommes y sont venus bien avant ce nom. Entre les falaises et la baie, on a trouvé des bifaces et une hache de pierre qui remontent à cent mille ans. Puis, autour du Ve millénaire avant notre ère, les mégalithes ont commencé à s'élever. Des dolmens à couloir, certains massifs, dont une partie a fini submergée quand la mer a changé de niveau. Pornic s'est construit sur une terre ancienne, marquée par des générations dont on ne sait même pas le nom.
La commune qu'on connaît aujourd'hui s'est formée lentement. Jusqu'aux années 1970, Pornic n'était que le centre-ville. Clion-sur-Mer au nord-est, Sainte-Marie-sur-Mer à l'ouest, étaient des communes distinctes. Deux fusions, en 1973 et 2007, ont rassemblé ces terres. Depuis, la ville s'est mise à croître. Son château et son vieux-port attirent, le tourisme s'installe, la pêche continue. La démographie s'accélère. Pornic demeure attachée à ses deux ressources: la mer qu'on voit, et l'histoire qu'on ne voit pas.