Poissy porte un nom qui a changé plusieurs fois avant de se fixer. Pincius était un homme romain, et son domaine s'appelait Pinciacum. Au fil des siècles, le suffixe latin s'est usé, les voyelles se sont déformées, et vers 1270, le nom s'est enfin stabilisé en Poissy.
Mais bien avant cette écriture définitive, le site était déjà un carrefour. À l'époque gauloise, c'était un modeste village d'agriculteurs et de pêcheurs, situé à la limite nord-est du territoire des Carnutes. Quand les Romains sont arrivés, ils ont reconnu ce que les Gaulois savaient déjà: c'était l'un des bons endroits pour franchir la Seine. Les voies romaines le confirmaient.
Sous les Mérovingiens, Poissy est devenue le chef-lieu du Pincerais. Puis elle s'est transformée en cité royale. Louis IX y est né, et Philippe III le Hardi aussi. C'était un des berceaux de la royauté française. Mais au XVe siècle, Saint-Germain-en-Laye a pris le relais, et Poissy a cédé sa place.
La ville a trouvé une nouvelle vie religieuse. Elle s'est couverte de couvents: les Dominicaines, les Capucins, les Ursulines. Elle avait même obtenu une charte de commune en 1200 de Philippe Auguste, l'une des premières du royaume.
Puis est venu le XXe siècle et l'automobile. Les usines se sont multipliées le long de la Seine et des voies ferrées. L'industrie a refondé Poissy. Aujourd'hui, elle reste l'un des pôles industriels majeurs de la région, loin du prestige royal, mais vivante d'une autre manière.