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Un prieuré fondé au XIIe siècle par le roi Henri II Plantagenêt s'élevait ici, le prieuré de Sermaize. C'était un monastère prospère, jusqu'à ce que la guerre de Cent Ans le pille entièrement. Après des siècles de déclin, il est devenu distillerie en 1689. Aujourd'hui, il n'en reste que des vestiges: une grange du XIIIe siècle avec ses deux portes d'époque et deux enfeus, des pierres que la Société d'archéologie a dégagées en 1990 du fouillis qui les recouvrait.
L'église Saint-Philbert, elle aussi, porte les cicatrices de cette histoire. Son clocher du XVe siècle ressemble à un donjon de forteresse, presque aveugle, bâti davantage pour la défense que pour la prière. Les guerres de religion l'ont épargné, mais l'église elle-même était ruinée en 1641, sans voûte ni plafond un siècle plus tard. Ce n'est qu'au XIXe siècle qu'on l'a restaurée et agrandie. Ces deux bâtiments, inscrits au titre des monuments historiques, racontent comment une région frontière, face à l'île de Ré, a dû se battre pour survivre.