Vous entrez aux Ponts-de-Cé, une commune traversée par la Loire qui doit son nom à une réalité très concrète : il y a plusieurs ponts ici, et ils enjambent des îles. La géographie des lieux s'est construite autour de cette fragmentation de l'eau.
Le cœur ancien de la commune s'étend sur deux îles, entre le bras principal de la Loire et le bras de Saint-Aubin. C'est là que s'est développé le centre historique, avec le quartier de Saint-Aubin où se dresse l'église Saint-Aubin, classée au titre de monument historique. Ce quartier ancien forme le noyau originel, celui qui a donné sens au nom du lieu.
Sur la rive sud, le quartier de Saint-Maurille s'organise différemment. Son axe principal ancien, la rue du Commandant-Bourgeois, suit l'orientation ancienne du territoire. Mais ce tracé a basculé : il s'appelle désormais rue Pasteur, et il épouse exactement la direction du pont Dumnacus, qui relie Saint-Maurille au quartier de l'Île. Le nom du pont trahit une présence romaine, une strate bien plus ancienne que les quartiers modernes qui l'entourent. Autour de ces fondations lointaines, le XXe siècle a construit son propre paysage : la Chesnaie dans les années 1960-1970, puis la Guillebotte dans les années 1970, des quartiers nés sur des terres maraîchères transformées en logements. Les Ponts-de-Cé reste ainsi une commune où chaque quartier porte la marque de son époque, du plus ancien au plus récent.