Ici, à Breuillet, on passe d'un monde à l'autre sans le savoir. Au nord, les marais de la Seudre étalent leurs vasières et leurs canaux, le domaine des ostréiculteurs et des pêcheurs. Au sud, ce sont déjà les plages, Vaux-sur-Mer et Saint-Palais-sur-Mer à portée de voiture. Entre les deux, Breuillet s'est construit à la charnière, ni tout à fait rurale ni banlieue ordinaire. Il y a trente ans, c'était une petite commune tranquille. Depuis, sa population a doublé. Les gens ont fui Royan, à dix kilomètres de là, trop chère, trop touristique, et ils ont découvert qu'on pouvait vivre ici, respirer, garder les marais à proximité et l'océan aussi. Breuillet n'a pas résisté: elle s'est transformée en banlieue résidentielle, prise entre deux mondes. Aujourd'hui encore, cette position de passage entre le bassin ostréicole et la côte balnéaire définit le lieu. On y habite parce qu'on fuit ailleurs. On y vit parce que tout le reste est accessible d'ici.